Archive | novembre, 2010

Lola

13 Nov

J’ai vu Lola récemment…

Lola, premier film de Jacques Demy, ce génie enchanteur de la Nouvelle vague.

Lola, premier film qui plante pourtant déjà le décor de l’univers de son auteur.

Il faut savoir avant tout que les films de Jacques Demy ont bercé mon enfance. Le nombre de fois où j’ai vu les Demoiselles de Rochefort ! Les paillettes, les couleurs, les chansons, la magie de Demy opère à chaque vision.

J’ai donc vu Lola. Projet d’un film grandiose, en couleurs, en chansons. Et pourtant film simple, en noir et blanc, une seule chanson, pour cause de manque de budget.

Lola, première collaboration avec Michel Legrand, compositeur et complice de toujours de Jacques Demy.

Lola, chassé-croisé de personnages sur fond de Passage Pommeraye, magnifique réflexion et déclinaison de personnages féminins : la même femme réincarnée dans chacun des personnages féminins : la petite fille qui souhaite être danseuse, la danseuse de cabaret, et la bourgeoise qui a abandonné sa carrière de danseuse. Mais aussi le rapport aux hommes miroité et déformé dans chacun des personnages : première rencontre pour la petite, attente du retour du grand amour pour Lola, et Mme Desnoyers, élevant seule son enfant, emblème d’une des futures vies possibles de Lola.

Lola, ce film discret et subtil à la fin baclée, car un film comme celui-là ne finit jamais.

Lola, brouillon et préface des Parapluies de Cherbourg, trois ans plus tard. Le film tant rêvé par Demy, avec ses couleurs incroyables, ses chansons signées Michel Legrand, paraît enfin au cinéma. On y retrouve notre héros, Roland Cassard, dont l’avenir était bien incertain à la fin de Lola. On y retrouve des scènes : la rencontre dans une boutique, Cassard qui vient en aide à la mère et sa fille. Le dîner autour d’un gâteau. Le souvenir du passage Pommeraye.

Lola, commencement de l’oeuvre de Jacques Demy, magicien de son état.

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Nobody puts Baby in the corner

7 Nov

Eh oui, j’ai enfin vu Dirty Dancing !

J’ai été agréablement surprise car je m’attendais à un film niais et ayant mal vieilli comme Grease. Mais non, le rythme est toujours là, entraînant le spectateur d’une scène à l’autre. On ne s’ennuie pas et on ne se moque pas (trop).

Bon, ce n’est certainement pas le scénario le plus inventif de tous les temps, c’est cliché et fleur bleue, mais qu’est-ce que ça fait du bien de temps en temps !

Du coup j’ai retrouvé l’extrait de l’Arnacoeur où Romain Duris et Vanessa Paradis rejouent la scène finale de Dirty Dancing, et je l’ai vu avec un nouveau regard.

C’est moi ou la danse n’est pas vraiment la même ?

Enfin, ce sont vraiment deux belles scènes à retenir.

Ouvrons la boîte de Pandora

2 Nov

Je suis d’humeur à… admirer la beauté inhabituelle de Louise Ebel, alias Miss Pandora.

Elle se dit « pas assez belle pour être mannequin » et expose pourtant sur son blog des photos où elle pose en robes structurées et talons démesurés pour des photographes. Vous l’avez d’ailleurs peut-être déjà vue dans la pub Comptoir des Cotonniers avec sa mère.

Allez donc visiter son blog pour quelques instants de fraîcheur grâce à sa silhouette des temps anciens.